IA souveraine : bilan lucide de la France en 2026. Mistral, les 109 milliards promis, l'atout nucléaire et les dépendances qui restent bien réelles.
La France aborde la fin de l'été 2026 comme le seul pays européen à réunir en même temps les trois matières premières de l'IA : un laboratoire de frontière (Mistral AI, valorisé 11,7 milliards d'euros depuis septembre 2025), un excédent d'électricité bas carbone bon marché (373 TWh de production nucléaire en 2025) et le plus gros pipeline de projets de data centers IA du continent. Tout cela est réel et vérifiable. Mais ce n'est pas encore de l'IA souveraine. Car l'autre moitié du tableau n'a presque pas bougé. Les accélérateurs sur lesquels Mistral entraîne ses modèles sont américains. La mémoire à haute bande passante qui les accompagne est coréenne. Environ 70 % du marché européen du cloud appartient à Amazon, Microsoft et Google. Et une part importante des capitaux qui financent l'IA « française » vient d'Abou Dabi, de la Silicon Valley et d'Amsterdam. Quand Microsoft a signé en juillet…