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Facebook et Google en guerre contre les fausses informations

Après une élection américaine éprouvante dictée par les polémiques, les fausses actualités et les rumeurs en tout genres, Facebook et Google lancent une croisade anti hoax en forme de réponse à tous ceux qui accusaient les réseaux sociaux de jouer le jeu du futur président des États-Unis.

Les Fact Checkers, ces professionnels ou anonymes qui ont pour objectif et vérifier les chiffres et affirmations assenés par nos politiques, n’ont jamais eu autant de travail que lors de la dernière élection américaine. Le site BuzzFeed News, qui a analysé la viralité (propension qu’un article à a être partagé, à devenir viral) des informations sur les trois mois précédant l’élection, explique dans ce dossier que les informations issues d’hoax (canulars) ou issues de blogs partisans ont générés un peu plus de 8,7 millions de partages, tandis que les informations sourcées ou issues de grands sites d’information n’ont générés, eux, que 7,6 millions de partages.

Une fois le résultat officiel, Donald Trump ayant recueilli le nombre de grands votants suffisant pour remporter l’election au grand dam des analystes est autre professionnels de la data, un vent de critiques s’est abattu sur les réseaux sociaux, accusés d’avoir joués le jeu du candidat Républicain. Accusations « dingues » selon Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, qui a expliqué sur sa page de profil qu’il était « très improbable que ces canulars aient influencé l’issue de l’élection en faveur d’un côté ou d’un autre ». Donald Trump, lui, déclarait lors de sa première interview télévisée diffusée sur CBS le 13 novembre: « Le fait est que j’ai tellement de puissance en termes d’abonnés à Facebook, Twitter et Instagram, je pense que ça m’a aidé à gagner cette course quand ils dépensaient plus que moi ».

Couper les sources de revenu des sites à l’origine des fausses informations

Conscients d’avoir peut-être été abusés par une presse alimentée par le sensationnalisme et surfant trop souvent sur la vague de la polémique (forcément plus virale que la véracité), Facebook et Google n’ont pas tardé à proposer un ensemble de mesures visant a nuire aux sites à l’origine de ces fausses informations en frappant là ou ça fait mal: le portefeuille.

Impossible de mettre en place un système de contrôle automatisé comme les deux géants américains le proposent actuellement; devant l’important flux d’informations généré au quotidien, les algorithmes actuels ne suffisent pas pour pouvoir trier le contenu de manière efficiente. Mais forts de leur puissance sur le marché de la régie publicitaire (ils représentent à eux deux le plus gros marché mondial de la réclame en ligne grâce à Google Adsense et Facebook Ads), c’est du coté du financement de ces sites qui les deux firmes ont décidé de se tourner.

Le moteur de recherche a d’abord annoncé via un communiqué qu’il fermerait sa régie publicitaire Adsense aux sites qui relayent de fausses informations, qui « dénaturent ou masquent les informations sur l’éditeur, ses contenus ou le but premier du propriétaire du site ». Suivi dans la foulée par Facebook: « Nous n’intégrons pas ou ne montrons pas de publicités dans des applications ou des sites dont le contenu est illégal, trompeur ou mensonger, ce qui inclut les fausses informations, a souligné un communiqué du réseau social. C’était jusqu’à présent sous-entendu, mais nous avons mis à jour notre politique pour clairement exprimer que cela concerne les fausses nouvelles. ».

Un premier pas d’effectué contre la propagation des fausses informations. Mais qu’en est-il des contenus déjà publiés? Et du tri à l’intérieur même des flux d’informations dans Google et dans Facebook? La lutte ne fait que commencer.

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